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Facturation électronique : actions à préparer avant l'échéance

Rédigé par Pauline M. | 09/07/26 09:59

À moins de deux mois de l’entrée en vigueur de la réforme, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent être prêtes à recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026. Pour les grandes entreprises et les ETI, cette date marque également le début de l’obligation d’émission.

Pour les PME, TPE et micro-entreprises, même si l’obligation d’émission n’interviendra qu’en septembre 2027, la préparation de la facturation électronique ne peut plus attendre : qualité des données tiers, choix d’une plateforme agréée, adaptation des processus internes et mise en conformité des outils sont désormais des priorités opérationnelles.

Le 1er septembre ne sera pas un simple changement réglementaire. Une facture rejetée pour un SIRET erroné ou des informations de tiers incomplètes peut entraîner des retards de paiement, des blocages opérationnels et une surcharge pour les équipes finance. 

Dans les deux mois qui viennent, les entreprises devront finaliser plusieurs chantiers simultanément : choisir leur plateforme agréée, adapter leurs processus, former leurs équipes et, surtout, fiabiliser leurs données clients et fournisseurs. Ce sont ces priorités que nous détaillons dans cet article. 

Facturation électronique : où en est réellement la réforme à l’été 2026 ? 

La réforme entre désormais dans sa phase opérationnelle. Pourtant, de nombreuses entreprises confondent encore les échéances ou sous-estiment les actions à mener avant septembre 2026. 

Ce qu’est réellement la facturation électronique 

Contrairement à une idée encore répandue, la facturation électronique ne consiste pas à envoyer une facture PDF par e-mail. Pour être considérée comme électronique au sens de la réforme, une facture devra être émise, transmise et reçue sous un format structuré, permettant un traitement automatisé des données. 

L’objectif poursuivi par l’administration est double : 

  • Simplifier les échanges entre entreprises 
  • Renforcer la lutte contre la fraude à la TVA grâce à une meilleure circulation de l’information 

Concrètement, les factures transiteront par les plateformes agréées capables d’échanger des données normalisées et de transmettre certaines informations à l’administration fiscale. 

Pour les directions financières, les services achats ou les équipes comptables, cette évolution représente une opportunité d’automatiser davantage les processus. Elle implique toutefois plus d’exigence concernant la qualité des données utilisées pour identifier les entreprises concernées. 

Autrement dit, la réforme ne transforme pas uniquement la manière d'émettre une facture : elle transforme la manière dont les entreprises gèrent leurs données tiers. 

Le calendrier officiel de la facturation électronique 

Le calendrier de la facturation électronique est à présent connu de toutes les entreprises concernées. 

Taille d’entreprise 

Réception des factures électroniques 

Émission des factures électroniques 

Grandes entreprises 

1er septembre 2026 

1er septembre 2026 

ETI 

1er septembre 2026 

1er septembre 2026 

PME 

1er septembre 2026 

1er septembre 2027 

TPE et micro-entreprises 

1er septembre 2026 

1er septembre 2027 

 
Cette distinction est importante car beaucoup de PME considèrent encore qu’elles disposent d’un an supplémentaire pour se préparer. Or, elles devront elles aussi être capables de recevoir des factures électroniques dès septembre prochain. 

À retenir 🧠

Même si votre entreprise n’est pas concernée par l’obligation d’émission avant 2027, elle devra être en mesure de recevoir et traiter des factures électroniques dès septembre 2026. 

 

Les 5 chantiers prioritaires à lancer avant septembre 2026 

La préparation de la facturation électronique dépasse largement le cadre d’un simple projet informatique. Elle nécessite une approche transversale impliquant les équipes finance, achats, comptabilité, administration des ventes et systèmes d’information. 

Cartographier ses flux de facturation 

Avant toute chose, il apparaît comme essentiel d’identifier précisément comment circulent aujourd’hui les factures au sein de l’organisation.

Cette cartographie doit permettre de répondre à plusieurs questions : 

  • Quels outils sont impliqués dans le traitement des factures ? 
  • Quels sont les flux entrants et sortants ? 
  • Quels services interviennent dans les processus ? 
  • Quels fournisseurs et clients représentent les volumes les plus importants ? 

Cette étape permet souvent de révéler des processus manuels ou des dépendances qui pourraient compliquer la transition vers la facturation électronique obligatoire. 

Choisir sa plateforme agréée 

Pour de nombreuses entreprises, le choix d’une PA constitue le chantier le plus visible de la réforme. 

Cependant, toutes les plateformes ne proposent pas les mêmes fonctionnalités. Au-delà de la conformité réglementaire, plusieurs critères doivent être pris en compte : 

  • Comptabilité avec les outils existants 
  • Facilité d’intégration 
  • Capacités d’automatisation 
  • Gestion des statuts de facture 
  • Accompagnement au déploiement 

Les entreprises qui n’ont pas encore finalisé ce choix disposent d’une marge de manœuvre limitée. 

Une plateforme agréée constitue toutefois seulement une partie de l'équation. Son efficacité dépend directement de la qualité des données qu'elle exploite et de sa capacité à s'intégrer avec les ERP, logiciels comptables, CRM et outils de gestion déjà en place. 

Vérifier la conformité des process internes 

L’arrivée de la réforme de la facturation électronique implique souvent une remise à plat de certains processus, et c’est plutôt une bonne chose. 

Les entreprises doivent maintenant s’assurer que leurs procédures permettent : 

  • Le traitement des nouveaux statuts de factures 
  • La gestion des exceptions 
  • L’archivage conforme des documents 
  • La traçabilité des opérations 

Cette phase est souvent l’occasion d’identifier des sources d’inefficacité qui existaient déjà avant la réforme. 

Former les équipes concernées 

La réussite du projet dépend également de l’adhésion des collaborateurs

Les équipes concernées ne se limitent pas à la comptabilité : 

  • Directions financières 
  • Comptabilité clients 
  • Administration des ventes 
  • Achats 
  • Credit management 

Une bonne compréhension des nouvelles obligations permet d’éviter les erreurs et d’accélérer l’adoption des nouveaux processus. 

Toutes les équipes de l’entreprise susceptibles de traiter des factures doivent donc être formées en vue de la réforme de la facturation électronique.

Préparer la gestion des nouvelles mentions obligatoires 

La réforme introduit plusieurs informations qui devront être correctement renseignées dans les systèmes d’information. 

Cela suppose notamment de vérifier la disponibilité et la fiabilité des données relatives : 

  • Aux identifiants légaux des entreprises 
  • Aux numéros de TVA 
  • Aux informations de facturation 
  • Aux données nécessaires au routage des factures 

A l’heure actuelle, 34 mentions doivent obligatoirement figurer sur une facture électronique. Parmi celles-ci, 4 sont introduites dans le cadre de la réforme de la facturation électronique. 

Cette exigence renvoie directement à un sujet souvent sous-estimé : la qualité des référentiels tiers

À noter 📝

Les 34 mentions obligatoires sur une facture électronique sont disponibles ici

 

Le défi souvent sous-estimé : la qualité des données tiers 

Si la plupart des entreprises ont identifié les enjeux liés aux plateformes agréées, beaucoup découvrent encore l’importance stratégique de leurs bases clients et fournisseurs. 

La qualité des données constitue pourtant l’un des principaux facteurs de réussite de cette réforme

Pourquoi les bases tiers deviennent un enjeu critique

Dans un environnement largement automatisé, une donnée erronée peut rapidement perturber l’ensemble d’un processus

Une raison sociale obsolète, un numéro SIRET incorrect, ou un identifiant manquant peuvent entraîner : 

  • Des erreurs d’acheminement 
  • Des rejets de facture 
  • Des délais de traitement supplémentaires 
  • Des retards de paiement 
  • Des interventions manuelles coûteuses 

Autrement dit, la conformité réglementaire dépend en partie de la qualité des informations utilisées pour identifier les entreprises.

Si votre système d’information n’est pas à jour, les mentions obligatoires ne pourront pas être renseignées correctement sur vos factures, entraînant ainsi de nombreuses conséquences néfastes pour votre activité, sans parle d’un défaut de conformité, qui pourra vous être facturé pour chaque mention incorrecte ou manquante

Les données à fiabiliser en priorité 

Avant septembre 2026, plusieurs catégories d’informations méritent une attention particulière, les voici. 


Cette vérification concerne aussi bien les clients que les fournisseurs

Dans de nombreuses entreprises, les bases tiers se sont construites progressivement au fil des années, il n’est donc pas rare d’y retrouver : 

  • Doublons 
  • Entreprises radiées 
  • Changements de raison sociale non intégrés 
  • Informations incomplètes 

Comment Infolegale accompagne la mise en qualité des référentiels 

La réforme met en lumière un besoin que de nombreuses entreprises connaissent déjà : disposer de données fiables et actualisées sur leurs partenaires commerciaux. 

Grâce à l’exploitation des données légales, financières et administratives, Infolegale permet aux entreprises de : 

  • Vérifier l’identité de leurs tiers 
  • Enrichir leurs bases clients et fournisseurs 
  • Détecter les changements affectant leurs partenaires 
  • Réduire les risques liés aux données obsolètes 

Avec les API et les connecteurs Infolegale, les données peuvent être synchronisées automatiquement avec les ERP, CRM, logiciels comptables ou plateformes agréées afin que l'ensemble des applications exploite le même référentiel tiers, toujours à jour. 

Infolegale propose également aux entreprises de nettoyer leur base de données, en identifiant les sociétés cessées et les doublons.

Cette démarche ne répond pas uniquement aux exigences de la réforme de la facturation électronique. Elle contribue également à renforcer la maîtrise des risques B2B et la qualité globale des processus financiers. 

Pour résumer 📝

La facturation électronique n’est pas seulement un projet de conformité. C’est aussi un projet de gouvernance de la donnée. 
Une plateforme agréée performante ne pourra pas compenser durablement des référentiels clients ou fournisseurs dégradés. 

 

Facturation électronique : une opportunité pour mieux piloter le risque client 

Au-delà de la conformité, la réforme crée une opportunité de renforcer la maîtrise du poste client et de sécuriser les flux financiers. 

Pourquoi la qualité des données impacte le cash-flow 

Les directions financières le savent bien : une facture qui circule mal est souvent une facture payée tardivement. 

Lorsque les données tiers sont fiables : 

  • Les échanges sont plus fluides 
  • Les litiges diminuent 
  • Les retards de traitement sont limités 
  • La visibilité sur les encours s’améliore 

À l’inverse, les anomalies de données génèrent fréquemment des coûts cachés qui pèsent sur la trésorerie

En effet, chaque anomalie de donnée peut entraîner plusieurs conséquences en cascade : rejet de facture, retard de paiement, relance supplémentaire, mobilisation des équipes et dégradation de la trésorerie. 

Eloficash : le CRM financier qui renforce votre pilotage du poste clients 

Dans ce contexte, la préparation à la facturation électronique peut s’inscrire dans une réflexion plus large sur le pilotage du poste client. 

Le CRM financier Eloficash permet notamment de : 

  • Centraliser vos données financières dans une vision unique du poste client 
  • Prioriser les actions selon le niveau de risque client 
  • Automatiser les relances pour accélérer les encaissements 
  • Piloter les encours grâce à une vision consolidée en temps réel 
  • Exploiter les données tiers fiabilisées grâce à l’intégration avec Infolegale 

Concrètement, la solution Eloficash permet d’optimiser les processus dans le cadre de la réforme de la facturation électronique, tout en ayant une vision sur le long terme, pour un meilleur pilotage complet du poste client. 

Associée à des données tiers fiables, elle contribue à sécuriser l’ensemble du cycle Order to Cash

Ce que permet la complémentarité entre Infolegale et Eloficash 

La réussite de la facturation électronique ne repose pas uniquement sur la conformité réglementaire. Elle dépend aussi de la capacité à disposer de données tiers fiables et à les exploiter tout au long du cycle Order-to-Cash. 

En combinant les données d'entreprise d'Infolegale et le CRM financier Eloficash, les entreprises peuvent : 

  • Fiabiliser leurs référentiels clients et fournisseurs grâce à des données légales et administratives continuellement mises à jour.
  • Sécuriser l'émission et le routage des factures électroniques en s'appuyant sur des informations fiables et conformes.
  • Améliorer la visibilité sur les encours et le risque client pour anticiper les situations à risque.
  • Automatiser les relances et le suivi des paiements afin d'accélérer les encaissements et de réduire les tâches administratives.
  • Optimiser l'ensemble du processus Order-to-Cash, de la qualité des données jusqu'au recouvrement, pour renforcer durablement la performance financière. 

Transformer une contrainte réglementaire en levier de performance 

La réforme peut d’emblée être considérée comme une réelle opportunité pour les entreprises.

En regardant plus loin que la conformité, les entreprises peuvent, avec l’aide des bons outils :

  • Mieux automatiser 
  • Réduire des tâches administratives 
  • Avoir une meilleure qualité de données 
  • Percevoir une amélioration de la visibilité financière 

Dans cette perspective, la facture électronique devient un accélérateur de transformation plutôt qu’une simple obligation réglementaire. 

Les erreurs qui risquent de coûter cher à la rentrée 

À quelques semaines de l’échéance, certaines erreurs continuent d’être observées et peuvent compromettre la conformité des entreprises

Penser que seules les grandes entreprises sont concernées en 2026 

Cette confusion reste relativement fréquente, nous l’avons évoqué plus haut. Même si l’obligation d’émission est progressive, toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques dès septembre 2026. Y compris les micro-entreprises. 

Par ailleurs, toutes les entreprises doivent se préparer en amont pour s’assurer que la totalité de leur référentiel tiers est à jour et permet de renseigner l’intégralité des mentions obligatoires dans les prochaines factures électroniques. 

Cette tâche, parfois chronophage, mérite d’être prise au sérieux avec le plus d’avance possible, pour pouvoir accueillir la réforme sereinement.

Reporter la mise à jour de sa base clients et fournisseurs 

Beaucoup d’entreprises concentrent leurs efforts sur les outils et repoussent la mise en qualité des données. Or, encore une fois, la réforme de la facturation électronique ne peut se limiter au simple choix d’une plateforme agréée. Les PA ne prennent pas en charge la mise en qualité des référentiels tiers : elles sont juste la voie de transmission des factures entre entreprises et vers l’administration. 

Autrement dit, une plateforme agréée ne nettoie pas votre base clients ou fournisseurs. Si les données sont erronées au départ, elles continueront de circuler tout au long du processus de facturation électronique. 

Plus les corrections sur les bases de données arriveront tardivement, plus elles mobiliseront de ressources et constituerons une perte de temps précieux en ces temps d’évolution des processus en interne. 

Considérer la réforme comme un simple projet IT 

La facturation électronique concerne autant les métiers que la technologie, c’est important d’en avoir conscience. 

Limiter le projet à sa dimension technique expose l’entreprise à de potentielles difficultés organisationnelles importantes.

Tous les services en lien avec la facturation doivent s’affranchir de la réforme pour pouvoir mettre en place les processus correctement, sans erreur réglementaire. 

À noter 📝

Les entreprises qui anticipent la qualité de leurs données tiers disposent généralement d’un avantage significatif lors du déploiement des nouveaux processus. 

 

Checklist : êtes-vous prêt pour la facturation électronique ? 

Les vérifications à réaliser avant le 1er septembre 2026 

Avant l’échéance, assurez-vous que les éléments suivants sont finalisés : 

  • PA sélectionnée et opérationnelle 
  • Flux de facturation cartographiés 
  • Bases clients fiabilisées 
  • Bases fournisseurs fiabilisées 
  • Processus documentés 
  • Équipes formées 
  • Tests réalisés 

Les indicateurs de maturité à suivre  

Pour mesurer votre niveau de préparation, plusieurs indicateurs peuvent être suivis : 

  • Taux de complétude des données tiers 
  • Nombre de doublons détectés 
  • Proportion d’entreprises vérifiées 
  • Niveau d’automatisation des flux 
  • Taux de traitement sans intervention manuelle 

Une surveillance régulière de ces indicateurs permet d’identifier rapidement les points d’amélioration avant l’entrée en vigueur de la réforme

Checklist Express ✅

  • Ma PA est choisie
  • Ma base clients est nettoyée et à jour Ma base fournisseurs est fiabilisée 
  • Les mentions obligatoires sont disponibles
  • Mes équipes connaissent les nouveaux process 
  • Des tests ont été réalisés 

 

 Préparez sereinement l'arrivée prochaine de la réforme de la facturation électronique avec le Groupe Infolegale 

 

Sources 

Ministère de l’Économie – Tout savoir sur la facturation électronique 

Service Public Entreprendre – Réforme facturation électronique 2026 

Service Public entreprendre – Facturation électronique : c’est pour bientôt 

Impots.gouv.fr – À partir de quand suis-je concerné ? 

Ministère de l’Économie – Généralisation de la facturation électronique 

Ministère de l’Économie – La facturation électronique entre entreprises 

FAQ – Vos questions les plus fréquentes sur la réforme de la facturation électronique 

Une PME doit-elle être prête dès septembre 2026 ? 

Oui. Même si l’obligation d’émission ne démarre qu’en septembre 2027, toutes les PME devront être capables de recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026. 

Un PDF envoyé par e-mail est-il considéré comme une facture électronique ? 

Non. Une facture électronique doit être émise dans un format structuré et transiter via une plateforme agréée. Un simple PDF n’est pas conforme. 

Pourquoi la qualité des données tiers est essentielle dans la facture électronique ? 

Parce que l’identification correcte des entreprises conditionne l’acheminement, le traitement et la conformité des factures électroniques. 

Quelles données doivent être vérifiées en priorité ? 

Le numéro SIRET, la raison sociale, l’adresse de facturation, le statut juridique et les informations de contact. 

Comment Infolegale peut-elle aider à préparer la facturation électronique ? 

Infolegale permet de fiabiliser et enrichir les données clients et fournisseurs, notamment via le nettoyage des référentiels tiers (détection des sociétés cessées, doublons, etc) afin de sécuriser les échanges de factures électroniques et limiter les risques de rejet ou d’erreur.