Fraude interentreprise : 6 scénarios réels auxquels toutes les entreprises sont exposées
par Pauline M. le 12/02/26 11:46

Faux fournisseurs, usurpation d’identité, détournement de paiements : la fraude interentreprise s’est imposée comme un risque majeur pour toutes les entreprises, quels que soient leur taille ou leur secteur. Longtemps perçue comme marginale ou réservée à certaines activités exposées, la fraude B2B exploite aujourd’hui des relations commerciales parfaitement établies et des processus internes pourtant structurés.
La généralisation des échanges numériques, l’accélération des cycles de paiement et la multiplication des partenaires ont profondément transformé les chaînes de valeur. Cette complexité croissante crée de nouvelles zones de vulnérabilité, où la fraude fournisseur, l’usurpation d’identité d’entreprise ou les faux ordres de virement peuvent se déployer sans recourir à des attaques techniques sophistiquées.
Dans la majorité des cas, la fraude interentreprise repose sur l’exploitation de failles organisationnelles, de données obsolètes ou de contrôles insuffisamment outillés. Identifier les signaux faibles, fiabiliser l’information et structurer une démarche de prévention fondée sur la donnée sont devenus des leviers essentiels de maîtrise du risque de fraude en entreprise.
À travers six scénarios concrets, inspirés de situations réellement observées sur le marché, cet article décrypte les principaux mécanismes de fraude B2B, leurs impacts pour l’entreprise et les moyens de les anticiper durablement.
Pourquoi la fraude B2B progresse dans toutes les entreprises ?
La progression de la fraude interentreprise ne s’explique pas par un seul facteur. Elle résulte d’un empilement de transformations économiques, organisationnelles et technologiques qui modifient profondément les relations entre entreprises.
Une chaîne de valeur de plus en plus fragmentée et digitalisée
Les entreprises travaillent aujourd’hui avec un volume croissant de partenaires, parfois situés dans plusieurs juridictions, avec des cycles de vie de fournisseurs plus courts et plus volatils.
Concrètement, cela implique :
- Une multiplication des tiers
- Sous-traitants, prestataires, éditeurs, intermédiaires, freelances.
- Difficulté à maintenir une cartographie exhaustive et à jour.
- Une dématérialisation des processus
- Commandes, contrats, factures, paiements traités électroniquement.
- Réduction des contrôles humains au profit d’automatismes.
- Des délais de décision plus courts
- Pression sur la rapidité d’exécution.
- Arbitrages parfois faits sans vérification approfondie.
- Une dépendance accrue à la qualité des données
- Données juridiques, financières et administratives parfois dispersées.
- Risque d’obsolescence de l’information.
| À retenir Plus la chaîne de valeur est étendue et digitalisée, plus la surface d’exposition au risque de fraude en entreprise augmente. |
Des fraudeurs de plus en plus structurés et opportunistes
La fraude B2B s’est grandement professionnalisée. Les fraudeurs exploitent des failles organisationnelles, mais aussi la disponibilité de données publiques et semi-publiques.

On observe notamment :
- L’exploitation d’informations légales accessibles
- Identités d’entreprises, dirigeants, adresses, numéros d’immatriculation.
- Réutilisation pour créer des identités crédibles.
- Des stratégies d’ingénierie sociale ciblées
- Usurpation de dirigeants, responsables financiers ou fournisseurs.
- Manipulation psychologique (urgence, pression, confidentialité).
- Une capacité à industrialiser les attaques
- Envois automatisés de faux mails.
- Multiplication des tentatives à faible coût.
- Une adaptation rapide aux contrôles existants
- Contournement des procédures standards.
- Exploitation des périodes de vulnérabilité (vacances, pics d’activité)
| À noter La majorité des fraudes interentreprises ne reposent pas sur des failles techniques complexes, mais organisationnelles et informationnelles. |
6 scénarios concrets de fraudes interentreprises
Les scénarios ci-après illustrent des mécanismes fréquemment rencontrés dans les cas de fraude au fournisseur et de fraude B2B. Ils permettent d’identifier les points de vigilance opérationnels.
Scénario 1 : le faux fournisseur nouvellement immatriculé
Un fraudeur crée une société récemment immatriculée avec une activité crédible (conseil, négoce, services numériques). Il met en ligne un site internet basique, crée une adresse email professionnelle et contacte des entreprises avec une offre commerciale attractive.
Après validation rapide du devis, un acompte est demandé. Une fois le paiement reçu, le fournisseur devient injoignable.
Mécanisme typique
- Société très récente sans historique financier
- Absence de références clients vérifiables
- Demande de paiement anticipé inhabituelle
- Pression sur les délais
Signaux faibles à surveiller
- Ancienneté juridique très faible
- Dirigeant cumulant plusieurs créations récentes
- Adresse de domiciliation partagée par de nombreuses entités
- Capital social minimal sans cohérence avec l’activité
| Pour résumer Le risque de fraude provient moins de l’existence légale que de l’absence de substance économique réelle. |
Scénario 2 : l’usurpation d’identité d’un fournisseur existant
Dans ce cas, le fraudeur se fait passer pour un fournisseur déjà référencé. Il reproduit la charte graphique, le nom commercial et modifie subtilement l’adresse email ou les coordonnées bancaires.
Une fausse facture ou une demande de changement de RIB est envoyée aux équipes comptables.
Mécanisme typique
- Détournement d’une relation de confiance existante
- Imitation très crédible des supports habituels
- Exploitation de la routine opérationnelle
Signaux faibles à surveiller
- Domaine email proche mais différent (par exemple .com ou lieu de .fr ou encore un « m » transformé en « rn »)
- Modification bancaire non confirmée par un canal secondaire
- Incohérences mineures dans la signature ou le ton
- Urgence artificielle
Bonnes pratiques associées
- Procédure de validation multi-canal systématique
- Traçabilité des modifications sensibles
- Sensibilisation régulière des équipes
| ⚡À retenir La fraude au faux fournisseur repose souvent sur des détails invisibles à première lecture. |
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Scénario 3 : la fraude au faux président/faux ordre de virement
Un collaborateur reçoit un message prétendument envoyé par un dirigeant ou un cadre supérieur demandant un virement urgent et confidentiel pour finaliser une opération sensible.
La pression hiérarchique et la confidentialité limitent la vérification.
Mécanisme typique
- Usurpation d’identité interne
- Demande exceptionnelle hors procédure
- Confidentialité imposée
Signaux faibles à surveiller
- Rupture des circuits de validation habituels
- Ton inhabituel ou formulation approximative
- Absence de justificatif contractuel
- Heure d’envoi atypique
|
Élément |
Indicateur de risque |
|
Canal |
Email externe non officiel |
|
Urgence |
Délai irréaliste |
|
Justification |
Vague ou absente |
|
Validation |
Aucune double signature |
| À noter Les entreprises les mieux protégées sont celles qui rendent impossible toute exception procédurale. |
Scénario 4 : le client volontairement insolvable
Certaines entreprises passent commande alors que leur situation financière est déjà fortement dégradée. L’objectif n’est pas toujours de frauder au sens pénal, mais de capter de la valeur avant une cessation de paiement.
Ce type de situation constitue un risque de fraude entreprise indirect, mais aux impacts financiers bien réels.
Mécanisme typique
- Commandes inhabituelles en volume ou en fréquence
- Délais de paiement systématiquement repoussés
- Accumulation de litiges mineurs
- Dépôt de bilan quelques semaines plus tard
Signaux faibles à analyser
- Dégradation progressive des ratios financiers
- Capitaux propres faibles ou négatifs
- Changements fréquents de dirigeants
- Retards de publication des comptes
- Multiplication des procédures collectives dans le secteur
| À retenir Le suivi de la solvabilité est un levier majeur de prévention du risque client. |
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Scénario 5 : le réseau de sociétés écrans
Un montage de plusieurs entités juridiquement distinctes permet de dissimuler les flux réels, d’organiser des facturations croisées artificielles ou de capter indûment des paiements.
Mécanisme typique
- Sociétés partageant les mêmes dirigeants ou adresses
- Activité économique difficilement observable
- Flux financiers circulaires
- Opacité sur les bénéficiaires effectifs
Signaux faibles à surveiller
- Liens capitalistiques complexes ou récents
- Absence d’effectifs déclarés malgré un chiffre d’affaires affiché
- Créations successives de sociétés similaires
- Comptes peu détaillés
|
Indice |
Risque potentiel |
|
Dirigeants communs |
Collusion |
|
Adresse unique |
Société boîte aux lettres |
|
Faible masse salariale |
Activité fictive |
|
Flux croisés |
Blanchiment ou fraude |
| Pour résumer L’analyse réseau est indispensable pour détecter les montages artificiels. |
Scénario 6 : la fraude documentaire et contractuelle
Les documents transmis peuvent être falsifiés ou obsolètes : faux Kbis, attestations expirées, contrats modifiés.
Mécanisme typique
- Transmission de documents scannés non vérifiables
- Incohérences administratives
- Absence de traçabilité des versions
Signaux faibles à surveiller
- Dates incohérentes
- Mentions légales incomplètes
- Absence de cachet officiel vérifiable
- Refus de fournir un original
| À noter La fiabilité documentaire repose autant sur la source que sur la date de mise à jour. |
Quels sont les impacts concrets d’une fraude B2B pour l’entreprise ?
Une fraude interentreprise génère rarement un impact isolé. Au-delà de la perte financière immédiate, elle fragilise durablement l’organisation, ses processus et parfois sa conformité réglementaire. Comprendre ces impacts permet d’objectiver le risque de fraude B2B et de mieux prioriser les actions de prévention.
Impacts financiers directs et indirects
Lorsqu’une fraude B2B survient, la première conséquence visible est généralement la perte financière liée au paiement frauduleux ou à la non-livraison de biens ou services. Mais cet impact initial est souvent amplifié par une série de coûts indirects, parfois sous-estimés.

Parmi les impacts financiers les plus fréquents, on retrouve :
- La perte de trésorerie immédiate
- Virement frauduleux irréversible
- Acompte versé à un faux fournisseur
- Facture réglée sur un compte usurpé
- Les coûts de traitement de l’incident
- Mobilisation des équipes financières, juridiques et IT
- Audit interne et reconstitution des flux
- Déclarations aux assurances et aux autorités compétentes
- Les effets sur la gestion financière courante
- Tension sur le besoin en fonds de roulement (BFR)
- Décalage de trésorerie non prévu
- Révision des budgets ou report d’investissements
- Les impacts assurantiels et contractuels
- Franchise ou non-indemnisation selon les garanties
- Révision des primes
- Litiges avec des partenaires
| À retenir Le coût réel d’une fraude fournisseur oui d’une fraude interentreprise dépasse presque toujours le montant initialement détourné, en raison des coûts cachés et des effets domino. |
Impacts opérationnels, juridiques et réputationnels
Au-delà de la simple dimension financière, une fraude B2 affecte directement la continuité d’activité et la crédibilité de l’entreprise. Ces impacts sont souvent plus diffus mais plus durables.
Sur le plan opérationnel :
- Désorganisation des process internes
- Renforcement brutal des contrôles
- Ralentissement des cycles de validation
- Surcharge ponctuelle des équipes
- Perturbation de la chaîne d’approvisionnement
- Retard de livraison
- Rupture temporaire de fournisseur
- Recherche en urgence de solutions alternatives
Sur le plan juridique et réglementaire :
- Risque de non-conformité
- Manquement aux obligations de vigilance
- Défaut de traçabilité documentaire
- Exposition à des audits ou contrôles
- Contentieux potentiels
- Litiges contractuels
- Contestations de paiement
- Responsabilité civile engagée
Sur le plan réputationnel :
- Atteinte à la confiance des partenaires
- Crédibilité affaiblie auprès des clients et fournisseurs
- Image de maîtrise des risques dégradée
- Impact interne
- Perte de confiance dans les process
- Démotivation ou tensions internes
| À noter Une fraude mal anticipée peut fragiliser durablement la relation de confiance avec l’écosystème de partenaires. |
Comment réduire durablement le risque de fraude en entreprise ?
Réduire le risque de fraude en entreprise ne repose pas sur une action isolée, mais sur une démarche structurée combinant gouvernance, qualité de la data et discipline opérationnelle. L’objectif est de limiter les angles morts, de fiabiliser les décisions et de détecter les signaux faibles de plus en amont possible.
Structurer une démarche de prévention fondée sur la donnée
La donnée constitue le socle de toute stratégie de prévention de la fraude interentreprise. Sans information fiable, actualisée et exploitable, les contrôles perdent en efficacité et la prise de décision devient fragmentée.
Une démarche structurée repose sur plusieurs piliers :
- La qualification initiale des tiers
- Vérification de l’existence légale de l’entreprise
- Analyse de l’ancienneté, de l’activité déclarée et du capital
- Identification des dirigeants et bénéficiaires effectifs lorsque cela est pertinent
- L’analyse financière et comportementale
- Lecture des comptes publiés et des tendances d’évolution
- Détection de ruptures inhabituelles (changement rapide de dirigeants, activité erratique, incidents juridiques)
- Évaluation de la capacité à honorer ses engagements
- La mise à jour continue des informations
- Suivi des événements juridiques
- Surveillance des évolutions structurelles
- Actualisation régulière des indicateurs de risque
- Centralisation et traçabilité de la donnée
- Référentiel unique des tiers
- Historique des contrôles et décisions
- Partage transversal entre les métiers
|
Pour résumer |
Sécuriser les processus internes sensibles
Même avec une donnée de qualité, une organisation reste vulnérable si ses processus internes comportent des failles opérationnelles. Les fraudes B2B exploitent souvent des exceptions, des urgences ou des zones grises dans les circuits de validation.

Plusieurs leviers permettent de renforcer la robustesse organisationnelle :
- La formalisation des procédures critiques
- Création, modification et suppression de fournisseurs
- Changement de coordonnées bancaires
- Validation des paiements exceptionnels
- La séparation des rôles et des responsabilités
- Dissociation entre saisie, validation et exécution
- Limitation des accès sensibles
- Contrôles croisés
- La traçabilité et l’auditabilité
- Journalisation et actions
- Conservation des justificatifs
- Possibilité de reconstitution des décisions
- La sensibilisation des équipes
- Formation aux principaux scénarios de fraude fournisseur
- Diffusion de réflexes de vérification
- Culture du doute raisonné
- L’intégration des contrôles dans les outils métiers
- Alertes automatisées
- IBAN check systématique
- Blocages conditionnels
- Tableaux de bord de suivi
| À retenir La meilleure protection reste la cohérence entre la qualité de la donnée et la solidité des processus opérationnels. |
Pourquoi la donnée entreprise est un levier clé contre la fraude ?
La maîtrise du risque de fraude en entreprise repose de plus en plus sur la capacité à exploiter intelligemment les données disponibles. La donnée permet de dépasser une approche uniquement déclarative ou documentaire pour construire une vision globale, dynamique et objectivable des tiers.
Identifier les incohérences invisibles à l’œil humain
Un contrôle manuel isolé permet rarement d’identifier des schémas complexes ou des anomalies diffuses. Le croisement de la donnée apporte une lecture systémique.
Les principaux apports de l’analyse de données sont :
- Le rapprochement de sources multiples
- Données juridiques
- Données financières
- Données capitalistiques
- Historique des événements
- La détection d’anomalies structurelles
- Dirigeants présents dans de multiples entités à risque
- Sociétés récemment créées dans substance économique
- Incohérences entre activité déclarée et indicateurs financiers
- L’analyse des réseaux d’acteurs
- Liens capitalistiques indirects
- Communautés d’adresses ou de dirigeants
- Circulation des responsabilités
- La fiabilisation des décisions opérationnelles
- Réduction des biais subjectifs
- Appui factuel à la validation des tiers
- Priorisation des contrôles
| À noter La valeur de la donnée réside autant dans son croisement que dans sa fraîcheur et sa traçabilité. |
Passer d’une logique réactive à une logique prédictive
Traditionnellement, la fraude interentreprise est traitée après la survenue d’un incident. L’exploitation avancée de la donnée permet désormais d’anticiper les risques plutôt que de les subir.
Cette approche prédictive repose sur :
- La surveillance continue des portefeuilles de tiers
- Suivi automatique des événements juridiques
- Alertes sur les changements critiques
- Mise à jour des indicateurs de risque
- La modélisation du risque
- Score de solvabilité
- Indicateurs de stabilité
- Signaux de fragilité structurelle
- La priorisation des actions de contrôle
- Concentration des efforts sur les tiers les plus exposés
- Allocation intelligente des ressources
- Réduction des contrôles inutiles
- L’aide à la décision opérationnelle
- Arbitrages objectivés
- Réduction des délais de validation
- Sécurisation des engagements
|
Logique |
Réactive |
Prédictive |
|
Moment d’action |
Après incident |
Avant incident |
|
Type de donnée |
Statique |
Dynamique |
|
Pilotage |
Manuel |
Outillé |
|
Couverture |
Partielle |
Globale |
FAQ – Fraude interentreprise : les 5 questions les plus fréquentes
Qu’est-ce que la fraude interentreprise ?
La fraude interentreprise, ou fraude B2B, désigne toute manœuvre frauduleuse exploitant une relation entre entreprises afin de détourner des paiements, des biens ou des informations. Elle inclut notamment la fraude fournisseur, l’usurpation d’identité d’entreprise, les faux ordres de virement et la falsification de documents contractuels. La fraude interentreprises repose souvent sur l’exploitation de données accessibles publiquement et sur des failles organisationnelles plutôt que sur des attaques techniques complexes. Elle représente un risque de fraude entreprise élevé en raison des montants engagés et de la confiance inhérente aux relations commerciales.
Quelles sont les entreprises les plus exposées à la fraude B2B ?
Toutes les entreprises peuvent être exposées à la fraude B2B, mais le risque de fraude entreprise est plus élevé pour les organisations qui gèrent un volume important de fournisseurs, de paiements ou de contrats. Les entreprises en forte croissance, les structures multisites et celles dont les processus de contrôle sont peu formalisés présentent également une vulnérabilité accrue. Une faible mise à jour des données partenaires et une visibilité limitée sur la solvabilité des tiers augmentent mécaniquement l’exposition à la fraude interentreprise.
Comment identifier un fournisseur à risque avant de contractualiser ?
Identifier un fournisseur à risque repose sur la vérification de son existence légale, de son ancienneté, de la cohérence de son activité et de la situation financière de l’entreprise. L’analyse des dirigeants, des changements récents et des coordonnées bancaires permet également de détecter des signaux faibles de fraude fournisseur. Une mise à jour régulière des informations et un suivi continu des partenaires renforcent la capacité à anticiper les situations de fraude B2B.
Quels sont les premiers signaux d’alerte d’une fraude en cours ?
Les premiers signaux d’alerte d’une fraude interentreprise sont souvent des demandes urgentes ou inhabituelles, des changements soudains de coordonnées bancaires, des incohérences documentaires ou une pression excessive sur les délais. Des dégradations financières rapides, des comportements commerciaux atypiques ou des ruptures dans les processus habituels constituent également des indicateurs de risque de fraude entreprise. La détection précoce repose sur la vigilance des équipes et sur des outils de suivi adaptés.
Comment renforcer durablement la prévention de la fraude en entreprise ?
Renforcer durablement la prévention de la fraude en entreprise passe par la fiabilisation des données partenaires, l’automatisation des contrôles et l’intégration des dispositifs de prévention dans les outils métiers. La surveillance continue des tiers, l’analyse croisée des données juridiques et financières et la formalisation des processus internes permettent de réduire significativement le risque de fraude B2B. Ces processus sont grandement facilités par l’utilisation d’une plateforme TPRM telle qu’Infolegale.
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